LE VOYAGE PAR L'IMAGE

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MAROC : Marrakech N° 3 - Les tombeaux saadiens

 

 

Les touristes qui s’engouffraient les uns derrière les autres dans l’étroite ruelle des tombeaux Saadiens, ne mesuraient pas l’étendue de la résignation de l’âne qu’ils frôlaient sans le voir.

 

 

 

 

 

 

En 2002, les touristes formaient des petits groupes bruyants et colorés dans cette rue avant de franchir le passage conduisant aux célèbres mausolées.

 

 

Soucieuse de ne pas perdre mes compagnons de voyage, je notai cependant l’étroitesse des lieux qui nous obligeaient à laisser passer les groupes qui arrivaient en sens inverse. D’autant que nous avancions dans un couloir sombre et haut qui n’en finissait pas de s’allonger.

 

Le soleil qui brillait au loin éclairait les jardins des tombeaux Saadiens, annoncés par le guide.

Je fus tout d’abord étonnée de l’étroitesse des lieux. Je les avais imaginés vastes et en fait, ils n’étaient pas plus grands qu’une cour d’habitation !

À quelques mètres, un jardinier enlevait l’herbe qui recouvrait certaines tombes. En les examinant, je ne découvris aucun élément justifiant de l’identité des personnes enterrées.

 

 

Mon guide était trop loin pour que je lui pose la question.

 

 

Tombeaux dans le jardin

 

 

 

 

Vérifiant la présence de mes compagnons de voyage, je parvins non sans mal, car je suis plutôt petite, à me faufiler pour voir à quoi ressemblaient ces tombeaux Saadiens dont j’avais tant entendu parler.

  

Poussée, bousculée, je réussis cependant à me planter devant une salle funéraire. J’y photographiai à la hâte des tombeaux. J’ignore, encore aujourd’hui, si je peux les attribuer à Ahmed el-Mansour, celui qui fit édifier à l’époque le fastueux palais El-Badi, ou à ses successeurs.

 

En 2003 et 2005, j’ai voulu revoir ces tombeaux Saadiens.

Les conditions d’approche et de visites n’avaient pas changé.

Les guides des années 2003 et 2005 m’expliquèrent que ces tombeaux constituaient l’un des plus illustres héritages du patrimoine architectural marocain.

 

 

 

 

 


D’après eux, il faudra attendre 1917, pour que les tombeaux soient rendus accessibles au public. Ils me précisèrent que le plan du mausolée principal ; en l’occurrence celui d’El-Mansour, se composerait de trois salles funéraires.

Il semblerait que son plan ressemblerait à celui de la Rawda de Grenade.

En 2003 et 2005, j’avais remarqué la coupole à stalactites en cèdre sculpté rehaussé d’or que supportent douze colonnes en marbre de Carrare, mais aussi la beauté des mosaïques ainsi que les ornements de plâtre ciselé.

 

 

La visite terminée, je me souviens encore des quelques hirondelles nichées dans les trous du mur d’enceinte et qui volaient au-dessus de la tête des employés penchés sur les massifs de fleurs récemment plantées.

 

 

 Tombeaux Saadiens

 

 

 

 

Pour ma part, les propos dithyrambiques tenus ou lus sur ces mausolées ne me semblent pas exagérés pour ceux qui ont pu les contempler dans de bonnes conditions.

Quant aux autres, la déconvenue est à la mesure des commentaires élogieux écrits dans les revues spécialisées.

 

 

 

 

Toutefois, je vous invite à me contredire par le biais de vos commentaires !

 

 Quant à moi, je m’invite à y retourner !

 

 

 

 

 

 

 

 

Ps :

Suite — récit n° 4 — Palais El Badi et Place Djmaa el-Fna (suite).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



28/01/2012
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