LE VOYAGE PAR L'IMAGE

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MAROC : Marrakech N° 10 - La Koutoubia

Visiter la ville de Marrakech, seule, m’a souvent éloigné des autres touristes.

 

Je les rencontrais au restaurant, près de la piscine, au piano-bar ou encore lors des soirées organisées pour les touristes.

 

Au cours de nos conversations, il m’arrivait parfois de me demander si nous avions visité la même ville.

 

Réflexion dont je fis part à mes amis lyonnais. Comme moi, ils s’indignaient d’entendre nos compagnons évoquer leurs exploits de marchandages, détailler leurs repas, critiquer l’état de la ville, se moquer des habitants, comparer cette ville avec d’autres qui étaient plus belles qu’ils avaient visité dans d’autres pays.

 

 

La bêtise est une grande maladie qui sévit dans tous les pays. À elle seule, elle ravage la planète.

Les seuls remèdes pour s’en préserver sont l’humour ou l’indifférence et parfois les deux.

 

 

Mes amis lyonnais avaient prévu d’aller voir la Koutoubia, tout au moins de s’en approcher au plus près pour la photographier.

 

Nous nous retrouvâmes le lendemain devant l’hôtel pour y prendre la navette gratuite.

 

 

Nous traversâmes une partie de cette palmeraie réputée pour la beauté de ses palmiers qui, en 2002 assistait, impuissante, à la mort de beaucoup d’entre eux. Déjà à cette époque, il se disait que la palmeraie était en danger.

 

 

 

Route de la Palmeraie

 

 

 

 

Devant la Koutoubia, deux porteurs d’eau, attirés par notre petite navette, s’avancèrent vers nous. Leur désir était de se faire photographier en échange d’un petit pourboire.

 

 

 

Autrefois, les porteurs d’eau avaient un rôle essentiel dans la vie de la cité. La modernité a tué ce métier d’un autre temps. Désormais, leur unique fonction est de se faire photographier.

 

 

 

Porteurs d’eau devant la Koutoubia

 

 

 

 

Pendant que je photographiais, mes amis lyonnais me débitaient quelques informations sur la Koutoubia.

Je retins que le minaret de la Koutoubia est l’un des symboles de Marrakech. Les trois boules à son sommet rappellent les trois fondements de l’islam : la foi, la prière et le jeûne.

 

 

 

 

 

Ce minaret aurait d’ailleurs servi par la suite de modèle à la Giralda de Séville ainsi qu’à la tour Hassan de Rabat.

Quelle que soit l’heure du jour, le grès rose de ce minaret a la propriété de changer de couleur selon l’exposition au soleil. Ce que j’ai pu vérifier à chacun de mes voyages dans cette ville.

 

Comme la mosquée, ce minaret est un fleuron de l’Islam occidental. Il a été achevé entre 1184 et 1189 par Yacoub al-Mansour.

Étant le bâtiment le plus haut de la ville, il mesure environ 77 mètres. Il constitue un point de repère à des kilomètres à la ronde.

 

 

L’entrée de la mosquée de la Koutoubia qui accueillerait au moins 20 000 fidèles n’est consentie qu’aux musulmans.

À l’intérieur, il se dit que deux chaires, en bois sculpté de style almohade, seraient considérées comme faisant partie du plus beau mobilier de l’Islam.

 

 

Pour information, la mosquée de la Koutoubia a été restaurée en l’an 2000. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PS :

Suite — récit n° 11 — coopérative des artisans — Jardin de la Ménara

 

 

 



20/02/2012
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